La montre du futur

 

 

Lorsque Timex Corporation a sorti la montre Timex Datalink en 1994, l’engouement pour les téléphones cellulaires n’était pas encore un sujet d’actualité, les assistants digitaux avaient la taille des ordinateurs portables actuels. La montre Timex Datalink symbolisait véritablement une montre du futur dans la mesure où elle était la première montre capable de transférer des données en se connectant à un ordinateur. Il fut un temps où une telle montre n’existait que dans l’esprit des créateurs de bandes dessinées, comme la montre communicante de Dick Tracy. Aujourd’hui, une telle montre était devenue une réalité surprenante : la capacité de transférer des données, même en petites quantités, d’une montre-bracelet à un ordinateur sans l’utilisation d’un quelconque câble aurait étonné de nombreux passionnés de technique. La Timex Datalink développée en partenariat avec Microsoft se voulait une alternative portable à l’assistant digital. Les premiers modèles de la montre comprenaient les numéros de modèle 50, 70 et 150, où le numéro de modèle désignait le nombre approximatif de numéros de téléphone pouvant être stockés en mémoire.

 

Une collaboration avec Microsoft.

Les montres précédentes qui pouvaient stocker de petites quantités de données comportaient un minuscule clavier sur le cadran de la montre. Ce clavier pouvait être utilisé pour saisir des chiffres et les enregistrer ensuite dans la minuscule mémoire de la montre. Bien qu’innovant, le petit clavier s’est avéré compliqué d’usage. Un autre problème et non des moindres pour les premiers propriétaires : si la pile de la montre venait à s’épuiser, toutes les données stockées disparaissaient aussi. La possibilité de transférer sans fil les données de l’ordinateur à la montre tout en conservant toutes les données d’origine dans le PC était l’aspect qui faisait de ce modèle une invention si innovante et qui valait à la fois à cet étrange morceau de technologie une place de gadget classique. La Timex Datalink n’était pas dotée d’un clavier, à l’aspect général assez compact, résistante à l’eau et semblait à première vue identique à toute autre montre-bracelet numérique du marché. Cependant, en regardant de plus près le cadran, on apercevait une petite lentille. Les données étaient transmises depuis le tube cathodique de l’ordinateur par une série de barres horizontales pulsées qui étaient ensuite captées par la minuscule lentille et introduites dans la mémoire de la montre par le biais d’un transducteur optoélectronique fonctionnant dans le spectre de la lumière visible. La Timex Datalink (et ses variantes ultérieures dont un modèle Ironman Datalink plus robuste en 1997) fut un partenariat réussi à la fois pour Timex et pour Microsoft. Timex affichait fréquemment des mises à jour du logiciel de la montre à télécharger sur son site web et Microsoft continuait à concevoir de nouveaux logiciels et jeux à utiliser sur la montre.

 

De nombreux problèmes rencontrés avec la Datalink

Des problèmes sont cependant apparus avec l’utilisation accrue des écrans LCD sur les ordinateurs qui ne se rafraîchissaient pas comme les écrans CRT et ne pouvaient donc pas être utilisés pour le transfert de données. Timex a développé et commercialisé en 1997 un adaptateur pour ordinateur portable qui incorporait une lumière LED rouge et se connectait avec un ordinateur portable ou un PC de bureau via le port série. Pendant le téléchargement, la LED clignotait et le clignotement programmait la montre, un peu comme les barres horizontales du tube cathodique. En 2003, Timex a sorti la Datalink USB, dernière étape du développement de ce modèle. Bien qu’initialement une légère déception se fit sentir parmi les puristes de la liaison de données sans fil, la montre avait progressivement gagné en acceptation. Le transfert de données par le port USB du PC permet à la nouvelle montre d’étendre considérablement sa capacité de mémoire et de devenir un modèle d’opérations, ainsi qu’une communication bidirectionnelle entre la montre et l’ordinateur.

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